Sécuriser son van de A à Z : Ce qu’il faut préparer pour votre assureur
Vous avez trouvé le véhicule, finalisé l’aménagement (ou presque), et il ne vous reste plus qu’une étape avant de prendre la route : le coup de téléphone à l’assurance. Mais attention, ce n’est pas une simple formalité.
Un conseiller en assurance ne se contente plus de vous demander votre bonus-malus. Pour un van aménagé, il va chercher à évaluer précisément le risque que vous représentez. Arriver préparé, c’est l’assurance d’être mieux couvert et, parfois, de négocier une meilleure prime. Voici la liste de tout ce que votre conseiller va vous demander.
1. La nature exacte de l’usage (Privé vs Pro)
C’est la première question de la checklist. L’assureur doit savoir si votre van est votre véhicule principal ou un véhicule de loisirs.
- Trajet-travail : Allez-vous au bureau avec ? Si oui, la prime grimpe car le risque d’accident quotidien est plus élevé.
- Usage Loisirs : Si vous ne l’utilisez que les week-ends et vacances, précisez-le. Certains assureurs proposent des forfaits kilométriques (ex: moins de 7 000 km/an) très avantageux.
- Nomadisme digital : Si vous travaillez dans votre van, vérifiez que votre matériel informatique (ordinateur, starlink) est couvert par une option spécifique.
2. La valeur totale de l’équipement (L’estimation)
L’assureur va vous demander : « À combien estimez-vous les accessoires et aménagements ? ». Ne donnez pas un chiffre au hasard.
Ce qu’il faut préparer :
- Le montant total des factures de matériaux (isolation, bois, quincaillerie).
- Le prix des équipements techniques (frigo, panneau solaire, batterie lithium, chauffage).
- Le coût des options extérieures (porte-vélo, store banne, pneus tout-terrain).
Note : La plupart des contrats de base ne couvrent que 1 500 € à 3 000 € d’accessoires. Si votre aménagement coûte 10 000 €, vous devrez souscrire une option « Aménagement sur mesure ».
3. Les dispositifs de protection contre le vol
Le van est une cible de choix. Votre conseiller vous demandera souvent quelles mesures vous avez prises pour limiter les risques. Plus vous en avez, plus il sera facile de faire sauter certaines franchises.
- Mécanique : Sabot de roue, barre de volant ou verrous de portes renforcés (type Thule ou Heplisafe).
- Électronique : Alarme périmétrique et volumétrique.
- Géolocalisation : Présence d’un tracker GPS (souvent exigé pour les véhicules dont la valeur totale dépasse 40 000 €).
4. Les justificatifs de sécurité (Gaz et Électricité)
C’est ici que le bât blesse pour les vans « faits maison ». L’assureur peut vous demander :
- Le certificat de conformité : Si vous avez une installation de gaz fixe, l’assureur peut exiger le certificat Qualigaz ou Veritas. Sans lui, le risque d’incendie pourrait être exclu des garanties.
- Le lieu de stationnement : Où dort le van ? Dans un garage fermé, un jardin clos ou dans la rue ? Un véhicule qui dort dans la rue en ville coûte plus cher à assurer qu’un van stationné à la campagne sous un hangar.
5. Tableau récapitulatif : Les documents à avoir sous les yeux
| Document | Pourquoi c’est important ? |
|---|---|
| Carte Grise (V5/VASP) | Déterminer la catégorie administrative. |
| Dossier photos | Prouver l’état intérieur et extérieur du véhicule. |
| Récapitulatif factures | Justifier la valeur de l’indemnisation en cas de perte. |
| Relevé d’information | Prouver votre historique de conducteur (bonus). |
Conclusion : Anticiper pour ne pas être « mal assuré »
Votre conseiller en assurance n’est pas là pour vous piéger, mais pour cadrer le contrat. Si vous omettez de déclarer votre chauffage stationnaire chinois non homologué ou votre batterie artisanale, vous payez peut-être moins cher aujourd’hui, mais vous n’aurez aucune aide demain en cas de sinistre.
Soyez transparent, préparez votre dossier de factures et n’hésitez pas à mettre en avant vos systèmes de sécurité. Un van bien protégé est un van qui inspire confiance aux assureurs.
FAQ : Ce que les assureurs demandent souvent
Dois-je déclarer mes panneaux solaires ?
Oui. Ils modifient la valeur du véhicule et sont très exposés au vol ou à la grêle. Sans déclaration, ils ne seront pas remplacés.
L’assurance me demande une expertise, est-ce normal ?
Pour les véhicules de grande valeur (> 50 000 €), c’est fréquent. L’expert valide que le prix demandé correspond à la réalité du marché et de l’aménagement.
Laisser un commentaire