Un couple de personnes âgées lit des documents administratifs assis à une table de cuisine

Mutuelle senior : ce qu’elle coûte et pourquoi elle monte

Résumé IA

Publié le 17 septembre 2026. Sources vérifiées le 13 septembre 2026.

La dernière prime moyenne d’une complémentaire santé publiée sur source officielle porte sur l’année 2023, et elle dit ceci : 93,97 euros par mois à 60 ans, 122,59 euros à 75 ans, 140,09 euros à 85 ans pour un contrat individuel, contre 36,31 euros à 20 ans. Ce sont des chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (la DREES, service statistique des ministères sociaux), issus de son enquête auprès des organismes complémentaires. Aucune donnée de prime plus récente n’existe : l’enquête est bisannuelle et la vague suivante portera sur 2025. Ce que la suite explique, c’est pourquoi cette courbe monte avec l’âge, qui a payé quoi ces dernières années, et ce que la loi de 2026 change sur votre échéance.

Prime mensuelle moyenne d’un contrat individuel, année de donnée 2023, dernière disponible : 93,97 € à 60 ans, 100,37 € à 65 ans, 122,59 € à 75 ans, 140,09 € à 85 ans. Source : DREES, enquête auprès des organismes complémentaires, jeu de données diffusé le 23 septembre 2025 et retraité le 20 janvier 2026. Ce n’est pas un prix 2026 : c’est un tarif type 2023, calculé sur un assuré théorique décrit plus bas.

Pour 2026, l’article 13 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 dispose que « pour l’année 2026, le montant de ces cotisations ne peut être augmenté par rapport à celui applicable pour l’année 2025 ». Cette phrase est en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Repères arrêtés au 13 septembre 2026.

94 euros à 60 ans, 140 euros à 85 ans : ce que ce chiffre mesure exactement

La DREES ne publie pas de prix par tranche d’âge. Elle publie la prime mensuelle demandée à un assuré de référence, c’est-à-dire un profil théorique identique d’un organisme à l’autre pour que les tarifs soient comparables : une personne vivant seule et sans enfant, rattachée au régime général, travaillant à temps plein, classée dans la tranche de revenus la plus faible de la grille de l’organisme et résidant dans la zone géographique où les cotisations sont les plus élevées. Les montants sont toutes taxes comprises.

Âge de l’assuré de référence201920212023
20 ans, contrat individuel35,78 €33,31 €36,31 €
40 ans, contrat individuel59,56 €58,46 €61,67 €
60 ans, contrat individuel87,92 €92,04 €93,97 €
65 ans, contrat individuel95,71 €102,63 €100,37 €
75 ans, contrat individuel117,50 €125,56 €122,59 €
85 ans, contrat individuel133,12 €143,10 €140,09 €
Contrat collectif, à tout âge66,20 €68,35 €74,68 €
Primes mensuelles moyennes en euros, toutes taxes comprises, années de donnée 2019, 2021 et 2023. DREES, enquête auprès des organismes offrant des couvertures complémentaires santé, jeu de données consulté le 13 septembre 2026. Lecture : la prime d’un contrat collectif d’entreprise ne dépend pas de l’âge de l’assuré, part employeur comprise.

Deux précautions de lecture, et elles sont importantes. D’abord, la DREES écrit elle-même que « les montants de primes décrits dans cette fiche ne correspondent pas aux montants effectivement versés ». Ce tableau donne donc un tarif type, jamais ce que paie un retraité réel. Ensuite, la moyenne écrase une dispersion qui s’élargit avec l’âge, et c’est là que se joue votre marge de manœuvre.

ÂgeLes 10 % de contrats les moins chersLes 10 % de contrats les plus chersRapport
20 ans20 €46 €2,3
75 ans53 €200 €3,8
85 ans60 €231 €3,9
Primes mensuelles, contrats individuels, assuré de référence, année de donnée 2021. DREES, panorama « La complémentaire santé », édition 2024, fiche 11. La colonne « rapport » est un calcul de la rédaction à partir des deux montants publiés. La DREES écrit : « l’hétérogénéité des primes entre les contrats s’accentue avec l’âge ».

À 85 ans, plus de 170 euros par mois séparaient les contrats les moins chers des plus chers en 2021. À cet âge, la position que vous occupez dans cette fourchette pèse donc bien davantage que la moyenne du marché.

Non, les complémentaires n’ont pas pris une part plus grosse du gâteau

Le discours ambiant tient en une phrase : les mutuelles se serviraient au passage. Les comptes de la santé disent autre chose, et c’est vérifiable ligne à ligne.

AnnéeDépense totale de soins et de biens médicauxSécurité socialeOrganismes complémentairesMénages
2010171,0 Md€75,4 %12,9 %10,1 %
2019205,3 Md€76,5 %13,0 %8,5 %
2024254,8 Md€78,7 %12,8 %7,8 %
Répartition du financement de la consommation de soins et de biens médicaux. DREES, comptes de la santé, jeu de données retraité le 29 janvier 2026, consulté le 13 septembre 2026. L’État finance le solde : 1,6 % en 2010, 0,7 % en 2024. Le total des colonnes ne fait donc pas exactement 100 %.

Sur quinze ans, la part des complémentaires est passée de 12,9 % à 12,8 %. Elle n’a pas bougé. Ce qui a bougé, c’est la part de la Sécurité sociale, qui a progressé de plus de trois points, et le reste à charge direct des ménages, qui a reculé de 10,1 % à 7,8 %. La statistique agrégée ne montre aucun transfert massif vers les complémentaires.

Pourquoi les cotisations montent-elles quand même ? Parce que le gâteau, lui, a grossi de 84 milliards d’euros entre 2010 et 2024. Sur la seule période 2019-2024, les organismes complémentaires sont passés de 26,7 à 32,5 milliards d’euros de financement, soit une hausse de 21,6 % à part de marché quasi inchangée. Une part constante d’un total en forte croissance donne mécaniquement une cotisation qui monte. Le vrai sujet n’est donc pas la part globale : c’est la répartition de cette dépense entre les assurés.

Ce sont les seniors qui ont payé la réforme du 100 % Santé

Le 100 % Santé a supprimé le reste à charge sur une liste fermée d’équipements en dentaire, en optique et en audiologie. Il n’a pas fait disparaître la dépense : il l’a rendue obligatoire pour les complémentaires. La DREES a mesuré l’effet sur les primes, par âge, dans une étude d’avril 2025 comparant 2021 à 2018.

Âge de l’assuréEffet du 100 % Santé sur la prime d’un contrat individuel, entre 2019 et 2021
Moins de 40 ansAucune hausse
60 ans+ 7 %
75 ans+ 10 %
85 ans+ 12 %
DREES, « Études et Résultats » n° 1338, avril 2025, données 2021 comparées à 2018. Effet mesuré sur les primes des seuls contrats individuels, consulté le 13 septembre 2026. Ces pourcentages portent sur cette période précise : ils ne décrivent ni l’ensemble du marché, ni les années suivantes.

La même étude explique le mécanisme : « les dépenses des organismes de complémentaire santé associées aux trois postes de soins concernés par le 100 % santé ont crû de 2,2 milliards d’euros en 2021 (+30 %), en raison notamment de l’augmentation du recours en prothèses auditives et dentaires des personnes de 60 ans ou plus ». La DREES ajoute que « cette hausse est susceptible de se poursuivre ».

Voilà le contre-récit honnête, et il tient en deux propositions qui ne se contredisent pas. Les complémentaires n’ont pas capté une part plus grande du financement de la santé. Mais à l’intérieur de leur enveloppe, la charge s’est déplacée vers les contrats individuels des plus de 60 ans, qui sont précisément ceux qui portent le marché : en 2023, 54 % des souscripteurs d’un contrat individuel avaient 60 ans ou plus. Si vous voulez savoir où passe exactement la frontière du zéro euro sur ces trois postes, nous l’avons détaillée dans notre fiche sur ce qui est à zéro euro dans le 100 % Santé.

En 2026, le tarif de votre contrat ne peut pas augmenter : c’est écrit dans la loi

C’est le point que presque aucun article ne mentionne, et il rend faux tout ce qui s’écrit en ce moment sur « la hausse de 2026 ». L’article 13 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 contient deux dispositions, et la seconde est passée inaperçue.

  • Une contribution exceptionnelle de 2,05 % due par les organismes complémentaires au titre de la seule année 2026, assise sur les cotisations santé, pour un rendement attendu de 1,02 milliard d’euros selon l’étude d’impact citée par le rapport du Sénat. Elle est limitée à l’exercice 2026 et n’est inscrite dans aucun article du code de la sécurité sociale.
  • Un gel tarifaire, rédigé ainsi : « Pour l’année 2026, le montant de ces cotisations ne peut être augmenté par rapport à celui applicable pour l’année 2025. »

Ces deux dispositions sont en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Le Conseil constitutionnel, saisi le 18 décembre 2025, n’a pas examiné l’article 13 dans sa décision du 30 décembre 2025 : il n’a donc pas été censuré et est resté dans le texte promulgué. Formulation exacte à retenir : il n’a pas été censuré, ce qui n’est pas la même chose que « validé ».

Trois réserves, parce qu’un lecteur qui appelle son assureur avec cet article en main doit savoir exactement où il met les pieds. Premièrement, la Mutualité Française, la FIPS, France Assureurs et l’UNOCAM ont publié le 30 janvier 2026 un communiqué commun jugeant cette disposition « très probablement anticonstitutionnelle », au motif qu’elle porterait atteinte « à la liberté d’entreprendre, à la liberté contractuelle et à la garantie des droits ». Deuxièmement, le chiffre de + 4,3 % qui circule pour les contrats individuels est une annonce de la Mutualité Française datée du 16 décembre 2025, donc antérieure au gel, portant sur ses seules mutuelles adhérentes. Troisièmement, aucun constat officiel des cotisations réellement appelées en 2026 n’existe encore : le dernier rapport de la DREES sur la situation financière des complémentaires, publié le 17 décembre 2025, porte sur l’année 2024.

La rédaction de Simple Assurances n’est ni assureur ni courtier : nous lisons les textes et nous vous disons quoi y chercher. Si votre échéance 2026 porte un montant supérieur à celui de 2025, la question à poser par écrit n’est pas « pourquoi avez-vous augmenté », mais « sur quel fondement le montant appelé pour 2026 diffère-t-il de celui applicable en 2025, au regard de l’article 13 de la loi du 30 décembre 2025 ». Demandez la réponse par écrit, en euros, avec le détail ligne à ligne. Attention toutefois à un piège de lecture : une cotisation peut changer sans qu’il y ait revalorisation tarifaire, par exemple si votre contrat comporte une grille par âge et que vous avez changé de tranche, ou si vous avez modifié vos garanties. Le texte porte sur le tarif, pas sur votre situation personnelle.

Ce qui se passe vraiment le jour où vous partez à la retraite

C’est la bascule la plus coûteuse de toute la trajectoire, et elle n’est pas due à l’âge : elle est due au contrat. En 2023, chez les 65 ans ou plus, 90,6 % des personnes couvertes l’étaient par un contrat individuel et 2,0 % seulement par un contrat d’entreprise. Vous quittez une prime moyenne de 74,68 euros tout âge confondu, part employeur comprise, pour entrer dans une grille où le tarif dépend de votre âge : en 2023, 96 % des bénéficiaires d’un contrat individuel étaient couverts par un contrat dont la prime varie selon l’âge.

Deux dispositifs encadrent cette sortie, et ils ne servent pas la même chose.

  • La portabilité (le maintien gratuit de la mutuelle d’entreprise après le départ) dure douze mois au maximum, dans la limite de la durée du dernier contrat de travail. L’article L911-8 du code de la sécurité sociale la subordonne à une condition décisive : la cessation du contrat de travail doit ouvrir droit à une prise en charge par le régime d’assurance chômage. Un départ direct en retraite ne remplit pas cette condition.
  • Le maintien dit « loi Évin » (article 4 de la loi du 31 décembre 1989) vise nommément les anciens salariés titulaires d’une pension de retraite. L’organisme doit proposer un nouveau contrat « sans condition de période probatoire ni d’examen ou de questionnaire médicaux » et « sans condition de durée ». Vous avez six mois pour le demander, à compter de la rupture du contrat de travail ou de la fin de la portabilité. L’organisme, lui, doit vous faire sa proposition dans les deux mois.

Le plafonnement de la loi Évin ne dure que trois ans

Année du contrat loi ÉvinPlafond du tarif, rapporté au tarif global des salariés actifs
1re annéePlafonné pas supérieur au tarif des actifs
2e annéeSous conditions 125 % maximum, soit + 25 % au plus
3e annéeSous conditions 150 % maximum, soit + 50 % au plus
4e année et au-delàAucun plafond réglementaire le texte ne prévoit rien
Décret n° 90-769 du 30 août 1990, article 1er, dans sa version en vigueur depuis le 1er juillet 2017, applicable aux adhésions intervenues à compter de cette date. Consulté sur Légifrance le 13 septembre 2026. Le texte s’arrête au 3° : au-delà de la troisième année, il n’énonce plus de plafond, ce qui n’est pas la même chose qu’une autorisation d’augmenter.

Le détail qui coûte le plus cher est dans la colonne de droite : le plafond porte sur le tarif global applicable aux salariés actifs, c’est-à-dire la cotisation entière du contrat d’entreprise, part employeur comprise. Un retraité qui passe en loi Évin paie donc dès la première année une somme qui peut être très supérieure à ce qu’il versait comme salarié, puisqu’il perd la participation de son employeur. Le plafonnement n’empêche pas ce saut : il encadre seulement ce qui vient après, et pendant trois ans seulement.

Je suis parti à la retraite en mars, après trente et un ans dans la même entreprise. Ma part de mutuelle sur la fiche de paie, c’était une ligne que je ne regardais plus depuis longtemps. La proposition de mon organisme est arrivée deux mois plus tard, sans aucun questionnaire médical à remplir, ce qui m’a rassuré sur le moment. Le montant, lui, m’a fait relire la lettre deux fois : je payais la cotisation complète, celle que l’entreprise et moi partagions avant. Personne ne m’avait dit que le plafond dont on me parlait se calculait sur ce total-là, et pas sur ce que je versais.

Cas représentatif, reconstitué à partir de situations courantes. Ce n’est pas le témoignage d’une personne identifiable.

Les postes qui pèsent à cet âge, et celui que personne ne regarde

Commençons par ce qui est établi, puis par ce qui ne l’est pas. Le reste à charge (la somme qui vous reste après remboursements) est nettement plus élevé après 70 ans. La DREES le chiffre dans son panorama 2024, sur données 2019.

Montant annuel moyen par personne20 à 39 ans70 ans ou plus
Reste à charge après remboursement par l’Assurance Maladie360 €1 200 €
Reste à charge après remboursement par la complémentaire100 €410 €
DREES, panorama « La complémentaire santé », édition 2024, fiche 14, modèle de microsimulation Ines-Omar, année de donnée 2019. Ces montants sont antérieurs à l’achèvement du 100 % Santé au 1er janvier 2021 : ils décrivent la structure du risque par âge, pas le niveau actuel. La DREES écrit : « Non seulement la consommation de soins augmente avec l’âge, mais les seniors sont souvent moins bien couverts par l’assurance complémentaire, notamment du fait de la perte des avantages liés aux contrats collectifs lors du passage à la retraite. »

Ce qui n’existe pas, en revanche, c’est une ventilation publique des prestations versées par une complémentaire par poste de soins et par âge. Nous ne la publions donc pas, et toute page qui vous donne « la répartition des dépenses d’une mutuelle senior » vous donne une estimation commerciale, pas une statistique.

Le poste invisible : chaque revalorisation de tarif médical passe dans votre cotisation

Voici le mécanisme que personne ne vous explique, déroulé jusqu’au bout. Sur une consultation, l’Assurance Maladie rembourse 70 % du tarif conventionnel. Les 30 % restants forment le ticket modérateur, c’est-à-dire la part que votre complémentaire paie à votre place. Quand un tarif médical est revalorisé, les 30 % en euros augmentent dans la même proportion. La revalorisation ne vous coûte rien au guichet, et elle coûte quelque chose à votre cotisation.

Acte, secteur 1, dans le parcours de soins coordonnéTarifPart Assurance Maladie, 70 %Ticket modérateur payé par votre complémentaire
Consultation coordonnée de gériatre, avant le 1er janvier 202637,00 €25,90 €11,10 €
Consultation coordonnée de gériatre, depuis le 1er janvier 202642,00 €29,40 €12,60 €
Consultation longue du médecin traitant, patient de plus de 80 ans (codes GL1, GL2, GL3), créée le 1er janvier 202660,00 €42,00 €18,00 €
Tarifs publiés par l’Assurance Maladie : communiqué du 22 décembre 2025 sur les mesures conventionnelles de 2026, et page « Consultations en métropole : vos remboursements » mise à jour le 13 janvier 2026, consultées le 13 septembre 2026. Les colonnes de droite sont un calcul de la rédaction à partir de ces tarifs et du taux de 70 %. La participation forfaitaire de 2 € se déduit en plus de la part versée par l’Assurance Maladie et reste à votre charge dans tous les cas.

Suivez les cinq euros de la première ligne à la deuxième. Le tarif du gériatre passe de 37 à 42 euros au 1er janvier 2026. L’Assurance Maladie prend 3,50 euros de plus, votre complémentaire 1,50 euro de plus, et vous rien de plus sur cette consultation précise. Multipliez ce 1,50 euro par le nombre de consultations couvertes par l’organisme, et vous obtenez une charge nouvelle qui ne peut ressortir qu’à un seul endroit : la cotisation de l’année suivante. Ces revalorisations, décalées du 1er juillet 2025 au 1er janvier 2026 par le déclenchement de la procédure d’alerte sur les dépenses d’assurance maladie, représentent « un investissement supplémentaire de 340 millions d’euros de l’Assurance Maladie en 2026 » selon le communiqué du 22 décembre 2025. La part symétrique côté complémentaires n’est pas chiffrée publiquement.

La DREES a modélisé l’effet général de ce type de transfert dans un dossier de février 2026 : un déremboursement calibré à 1 milliard d’euros d’économie pour l’assurance maladie se traduit pour les ménages par une hausse de leurs restes à charge ou de leurs primes de 35 euros par an en moyenne. Et elle précise le point décisif pour vous : « les retraités n’étant pas couverts par les mêmes contrats que les actifs, une hausse du ticket modérateur sur des dépenses particulièrement concentrées chez les plus âgés (par exemple les médicaments) engendrerait une augmentation de primes nettement plus forte pour les retraités que pour les actifs ».

Quatre leviers réels, et deux illusions à écarter

Levier 1 : résilier quand vous voulez, après un an

La résiliation infra-annuelle (le droit de résilier à tout moment une fois passée la première année, sans attendre l’échéance) s’applique aux complémentaires santé depuis le 1er décembre 2020. L’article L113-15-2 du code des assurances la formule ainsi : l’assuré peut, « après expiration d’un délai d’un an à compter de la première souscription, résilier sans frais ni pénalités », et « la résiliation prend effet un mois après que l’assureur en a reçu notification ». Aucun préavis n’est exigé, le trop-perçu doit vous être remboursé dans les trente jours, et si vous changez d’organisme, c’est le nouveau qui effectue les formalités pour vous. La page officielle securite-sociale.fr du 15 septembre 2025 précise aussi qu’« aucune preuve de couverture par un nouvel assureur ne peut lui être demandée » : vous pouvez donc résilier sans avoir déjà signé ailleurs.

Levier 2 : vérifier si vous relevez de la complémentaire santé solidaire

C’est le seul dispositif public existant, et il est massivement sous-utilisé. Au 1er avril 2026, le plafond de ressources est de 10 421 euros par an pour une personne seule en métropole pour la version gratuite, et de 14 069 euros pour la version avec participation.

Âge au 1er janvier de l’année d’attributionParticipation mensuellePar an
50 à 59 ans21 €252 €
60 à 69 ans25 €300 €
70 ans et plus30 €360 €
Barème métropole et départements d’outre-mer, par personne, applicable à compter du 1er avril 2026. Direction de la sécurité sociale, document publié sur complementaire-sante-solidaire.gouv.fr, consulté le 13 septembre 2026. Un barème réduit s’applique en Alsace-Moselle.

Trente euros par mois à 70 ans et plus, contre 122,59 euros de prime moyenne d’un contrat individuel à 75 ans en 2023 : le rapport est de 1 à 4. Et pourtant, la dernière mesure officielle du non-recours disponible, qui porte sur 2021, établit que 67 % des personnes éligibles à la version avec participation n’y recouraient pas. La DREES n’a pas été en mesure d’actualiser cette estimation pour 2022 et 2023 : tout chiffre de non-recours plus récent qui circule n’est pas sourcé. Signalons enfin que les allocataires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées sont présumés satisfaire aux conditions d’accès, sous réserve des conditions fixées par décret.

Levier 3 : demander le maintien loi Évin dans les six mois

Ce n’est pas toujours la solution la moins chère, et ce n’est pas la question : c’est la seule qui vous garantit une couverture sans aucun questionnaire médical, sans limite de durée. Le délai de six mois court à compter de la rupture du contrat de travail, ou de la fin de la portabilité lorsqu’elle s’applique. Passé ce délai, vous retombez dans le marché individuel ordinaire.

Levier 4 : arbitrer le niveau de garanties là où il change encore quelque chose

Monter en gamme ne fait pas sauter les plafonds fixés par la réglementation. L’article R871-2 du code de la sécurité sociale, dans sa version en vigueur depuis le 28 novembre 2025, borne un contrat dit responsable (celui qui respecte un cahier des charges public en échange d’un avantage fiscal pour l’assureur) sur trois points au moins.

  • La prise en charge d’une monture est limitée à 100 euros, quelle que soit la formule que vous payez, et à un équipement par période de deux ans sauf cas de renouvellement anticipé prévus par les textes.
  • Une aide auditive est prise en charge « au maximum à 1 700 euros par aide auditive », par période de quatre ans, et ce montant inclut déjà la part de l’Assurance Maladie. Ce que votre complémentaire peut verser, c’est donc 1 700 euros moins ce que la Sécurité sociale a remboursé.
  • Sur les dépassements d’honoraires d’un médecin non adhérent à un dispositif de pratique tarifaire maîtrisée, la prise en charge est enfermée dans une double limite : 100 % du tarif de responsabilité au maximum, et le montant remboursé sur un médecin adhérent diminué de 20 % de ce tarif.

La conséquence pratique est nette : sur ces postes, la question utile à poser à votre organisme n’est pas « remboursez-vous bien », mais « jusqu’à quel montant en euros, poste par poste », en sachant que la réponse est déjà bornée par la loi. Les détails de ces plafonds et du panier sans reste à charge figurent dans notre fiche sur le périmètre exact du 100 % Santé.

Les deux illusions

  • Il n’existe aucune aide publique au financement d’une complémentaire santé réservée aux retraités. L’Assurance retraite exclut expressément la mutuelle de son secours financier exceptionnel : son formulaire de demande liste parmi les motifs irrecevables les « frais médicaux, d’assurance, de mutuelle ». L’aide au paiement d’une complémentaire santé qui existait autrefois a été absorbée par la complémentaire santé solidaire le 1er novembre 2019. Le seul dispositif est donc celui du levier 2.
  • Un contrat plus cher ne fait pas disparaître le reste à charge réglementaire. Certaines sommes sont légalement non remboursables, quel que soit le montant de votre cotisation : c’est l’objet de la section suivante.

Ce que votre contrat ne pourra jamais rembourser, et ce qui change le 1er octobre 2026

L’article L871-1 du code de la sécurité sociale interdit à un contrat responsable de couvrir la participation forfaitaire (2 euros retenus sur chaque consultation, acte de radiologie ou analyse de biologie réalisés par un médecin) et les franchises médicales (1 euro par boîte de médicament, 1 euro par acte d’auxiliaire médical, 4 euros par transport sanitaire). Ces sommes restent à votre charge, quel que soit votre contrat.

Plafond annuel par personneJusqu’au 30 septembre 2026À compter du 1er octobre 2026
Participation forfaitaire50 €70 €
Franchises médicales50 €70 €
Total non remboursable par une complémentaire100 €140 €
Décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026, publié au Journal officiel du 12 septembre 2026, articles 1er et 2. Les montants unitaires (2 €, 1 €, 1 €, 4 €) restent inchangés : seuls les plafonds annuels bougent. À compter du 1er janvier 2028, ces plafonds seront revalorisés chaque année sur l’inflation hors tabac. La ligne de total est une addition des deux plafonds par la rédaction. Texte consulté sur Légifrance le 13 septembre 2026.

Quarante euros par an de plus au maximum, et aucune cotisation ne peut y répondre. Encore faut-il atteindre les deux plafonds dans l’année : au montant unitaire de 2 euros, il y faut 35 actes à compter du 1er octobre 2026, ce qui suppose une consommation de soins élevée. Les exonérations sont préservées par le décret : moins de 18 ans, bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, femmes enceintes à partir du sixième mois et jusqu’au douzième jour après l’accouchement, victimes d’actes de terrorisme pour les frais liés. Être en affection de longue durée, percevoir une pension d’invalidité ou une retraite n’exonère pas de la participation forfaitaire.

Questions fréquentes

Existe-t-il un prix moyen d’une mutuelle senior en 2026 ?

Non, pas sur source officielle. La dernière prime publiée par la DREES porte sur 2023, l’enquête est bisannuelle et la vague suivante portera sur 2025. Tout prix moyen présenté comme un chiffre 2026 provient d’un comparateur ou d’un assureur, pas d’une statistique publique.

Un assureur peut-il refuser de m’assurer ou me faire remplir un questionnaire médical à 70 ans ?

Le maintien prévu par la loi Évin s’effectue « sans condition de période probatoire ni d’examen ou de questionnaire médicaux », et il vise nommément les anciens salariés titulaires d’une pension de retraite. En dehors de ce dispositif et de la complémentaire santé solidaire, les règles dépendent du contrat proposé : c’est une question à poser par écrit à l’organisme avant toute démarche.

Les seniors paient-ils plus qu’ils ne reçoivent ?

Cette affirmation, et son inverse, ne sont pas vérifiables. La DREES publie le rapport entre prestations versées et cotisations perçues pour l’ensemble du marché (79 % en 2024, et 73 % pour les seuls contrats individuels) mais jamais par âge. Nous ne trancherons donc pas une question dont la statistique n’existe pas.

Le gel de 2026 sera-t-il reconduit en 2027 ?

Rien ne permet de le dire au 13 septembre 2026. L’article 13 vise expressément « l’année 2026 », et le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 n’était pas déposé à cette date, son dépôt intervenant au plus tard le premier mardi d’octobre.

Par où commencer, concrètement

  1. Sortez votre dernier avis d’échéance et comparez le montant appelé pour 2026 à celui de 2025. Si le premier est supérieur, demandez par écrit le fondement de l’écart au regard de l’article 13 de la loi du 30 décembre 2025.
  2. Vérifiez votre position dans la fourchette : à 75 ans, les contrats allaient de 53 à 200 euros par mois en 2021. Une moyenne ne vous dit rien de votre propre contrat.
  3. Calculez vos ressources annuelles et comparez-les au plafond de 14 069 euros pour une personne seule. C’est la seule vérification qui peut diviser votre cotisation par quatre.
  4. Si vous venez de partir en retraite, comptez vos six mois : c’est le délai pour demander le maintien loi Évin, sans questionnaire médical.
  5. Demandez à votre organisme ses plafonds en euros sur l’optique, l’audiologie et le dentaire, en gardant en tête les limites légales de 100 euros pour une monture et de 1 700 euros par aide auditive, ce dernier montant incluant déjà la part de l’Assurance Maladie.

Un dernier repère pour situer votre situation. Si vous avez exercé en indépendant et que vous n’avez jamais eu de contrat collectif, ni la portabilité ni la loi Évin ne vous concernent : votre point de départ est le régime obligatoire, dont nous détaillons ce qu’il verse dans notre fiche sur la prévoyance des indépendants. Et pour toute décision engageante, faites confirmer votre cas précis par votre organisme ou un conseiller.

Les exclusions de garantie, c’est-à-dire les cas qu’un contrat ne couvre jamais, et les postes cités dans cet article ne sont pas exhaustifs : chaque contrat comporte sa propre liste, consultable dans votre notice d’information.

Les plafonds de garantie (le montant maximum que l’organisme remboursera), les franchises (la somme qui reste à votre charge avant remboursement) et les grilles tarifaires varient d’un contrat à l’autre, y compris chez un même organisme selon la formule souscrite et selon votre âge.

Seules les conditions générales et particulières du contrat que vous avez souscrit font foi. Informations non contractuelles, vérifiées le 13 septembre 2026, à confirmer auprès de votre organisme ou d’un conseiller avant toute décision.

Sources et mentions

  • DREES, enquête auprès des organismes offrant des couvertures complémentaires santé, jeu de données « enquete-oc-depuis-2019 » (primes mensuelles par âge de l’assuré de référence, années 2019, 2021 et 2023, retraitées le 20 janvier 2026). data.drees, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, communiqué de diffusion de l’enquête auprès des organismes complémentaires, 23 septembre 2025 (part des bénéficiaires d’un contrat individuel dont la prime varie selon l’âge). DREES, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, enquête OC, jeu de données « répartition des souscripteurs par âge selon le type de contrat » (54 % des souscripteurs de contrats individuels ont 60 ans ou plus en 2023). data.drees, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, panorama « La complémentaire santé », édition 2024, fiche 11 « Les primes d’assurance des contrats » (définition de l’assuré de référence, dispersion des primes par âge, année de donnée 2021). DREES, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, panorama « La complémentaire santé », édition 2024, fiche 14 (reste à charge par âge, modèle Ines-Omar, année de donnée 2019). DREES, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, comptes de la santé, jeu de données « cns_financement » (répartition du financement de la consommation de soins et de biens médicaux par financeur, 2010 à 2024, retraité le 29 janvier 2026). data.drees, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, « Les dépenses de santé en 2024 », comptes de la santé, édition 2025, publié le 30 septembre 2025. DREES, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, « Études et Résultats » n° 1338, « Réforme du 100 % santé : quels effets attendre sur les primes ? », avril 2025 (effet par âge sur les primes individuelles entre 2019 et 2021, hausse de 2,2 milliards d’euros des dépenses sur les trois postes en 2021). DREES, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, « Les Dossiers de la DREES » n° 135, « Dérembourser des soins pour maîtriser la dépense de santé : qui paie ? », février 2026 (effet de 35 euros par an et par ménage, effet différencié sur les retraités). DREES, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, « Les Dossiers de la DREES » n° 137, couverture complémentaire santé, publié le 1er avril 2026 et corrigé le 1er juin 2026, données 2023 (type de contrat chez les 65 ans ou plus). DREES, consulté le 13 septembre 2026.
  • DREES, « Rapport 2025 sur la situation financière des organismes complémentaires assurant une couverture santé », publié le 17 décembre 2025, données 2024 (cotisations collectées, retour sur cotisations de 79 % et de 73 % en individuel). DREES, consulté le 13 septembre 2026.
  • LOI n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, article 13 (contribution exceptionnelle de 2,05 % et gel tarifaire pour 2026), JORF du 31 décembre 2025, en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Conseil constitutionnel, décision n° 2025-899 DC du 30 décembre 2025 sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (l’article 13 ne figure pas parmi les dispositions censurées). Conseil constitutionnel, consulté le 13 septembre 2026.
  • Sénat, rapport n° 131 tome II de la commission des affaires sociales sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (rendement attendu de 1,02 milliard d’euros pour le taux de 2,05 % selon l’étude d’impact). Sénat, consulté le 13 septembre 2026.
  • Mutualité Française, communiqué « Gel des tarifs en 2026 : une disposition à la fois anticonstitutionnelle et inapplicable », 30 janvier 2026, cosigné avec la FIPS, France Assureurs et l’UNOCAM. Mutualité Française, consulté le 13 septembre 2026.
  • Mutualité Française, communiqué du 16 décembre 2025 annonçant + 4,3 % sur les contrats individuels et + 4,7 % sur les contrats collectifs pour 2026, enquête portant sur ses seules mutuelles adhérentes. Mutualité Française, consulté le 13 septembre 2026.
  • Code de la sécurité sociale, article L911-8 (portabilité, durée de douze mois, condition tenant au droit à l’assurance chômage), version en vigueur depuis le 17 juin 2013. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, article 4 (maintien de couverture des anciens salariés retraités, absence de questionnaire médical, délais de six et deux mois), version en vigueur depuis le 1er janvier 2014. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Décret n° 90-769 du 30 août 1990, article 1er (plafonnement tarifaire à 100 %, 125 % et 150 % du tarif global des salariés actifs), version en vigueur depuis le 1er juillet 2017. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Code des assurances, article L113-15-2 (résiliation infra-annuelle, délai d’un an, effet à un mois), version en vigueur depuis le 1er décembre 2020. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Securite-sociale.fr, dossier « La résiliation infra-annuelle des complémentaires santé », page datée du 15 septembre 2025 (absence d’obligation de justifier d’un nouvel assureur, remboursement du trop-perçu sous trente jours). securite-sociale.fr, consulté le 13 septembre 2026.
  • Code de la sécurité sociale, article R871-2 (cahier des charges du contrat responsable, plafond de 100 euros pour une monture, plafond de 1 700 euros par aide auditive, double limite sur les dépassements), version en vigueur depuis le 28 novembre 2025. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Code de la sécurité sociale, article L871-1 (interdiction de couvrir la participation forfaitaire et les franchises), version en vigueur depuis le 28 février 2025. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026 relevant les plafonds annuels de la participation forfaitaire et de la franchise de 50 à 70 euros au 1er octobre 2026, JORF du 12 septembre 2026. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Assurance Maladie, « La participation forfaitaire de 2 € », page mise à jour le 19 janvier 2026 (champ d’application, exonérations, non-remboursement par un contrat responsable). ameli.fr, consultée le 13 septembre 2026.
  • Assurance Maladie, « La franchise médicale », page mise à jour le 19 décembre 2025 (montants unitaires, plafonds, exonérations). ameli.fr, consultée le 13 septembre 2026.
  • Assurance Maladie, « Consultations en métropole : vos remboursements », page mise à jour le 13 janvier 2026, tarifs applicables au 1er janvier 2026 (consultation coordonnée de gériatre à 42 euros, taux de 70 %). ameli.fr, consultée le 13 septembre 2026.
  • Assurance Maladie, communiqué de presse du 22 décembre 2025 sur les mesures conventionnelles applicables en 2026 (revalorisation de la consultation de gériatrie de 37 à 42 euros, création des consultations longues à 60 euros pour les plus de 80 ans, investissement de 340 millions d’euros, report lié à la procédure d’alerte). assurance-maladie.ameli.fr, consulté le 13 septembre 2026.
  • Arrêté du 20 mars 2026 fixant le plafond de ressources de la complémentaire santé solidaire à 10 421 euros par an pour une personne seule, en vigueur au 1er avril 2026. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Direction de la sécurité sociale, plafonds de ressources et participations de la complémentaire santé solidaire applicables au 1er avril 2026 (barème par âge, seuil de 14 069 euros avec participation). complementaire-sante-solidaire.gouv.fr, consulté le 13 septembre 2026.
  • Direction de la sécurité sociale, rapport annuel sur la complémentaire santé solidaire, édition 2025 (taux de non-recours de 67 % sur la C2S avec participation en 2021, impossibilité d’actualiser pour 2022 et 2023). complementaire-sante-solidaire.gouv.fr, consulté le 13 septembre 2026.
  • Code de la sécurité sociale, article L861-2 (présomption d’éligibilité à la complémentaire santé solidaire pour les allocataires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées), version en vigueur depuis le 1er juillet 2024. Légifrance, consulté le 13 septembre 2026.
  • Assurance retraite, formulaire de demande de secours financier exceptionnel N3036 (exclusion expresse des frais de mutuelle). lassuranceretraite.fr, consulté le 13 septembre 2026.

Image a la une : Kampus Production sur Pexels.

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